Joëlle Tuerlinckx

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Génèse d’un exposé, doublée de la génèse d’une exposition

Conférence de Joëlle Tuerlinckx sur la Ring und Raumausstellung à Salzbourg

Doublée d’une traduction simultanée par Hans Theys



I. Introduction

J Hier en me préparant pour cet exposé j’ai fait une vidéo de tout le matériel qui m’a servi pour l’exposition ou qui pourtait me servir pour cette conférence. J’étais en train d’essayer de composer un catalogue, mais le graphiste veut que je montre tout en forme carré, ce qui est tout à fait stupide, bien sûr. Finalement j’ai décidé de faire un catalogue-vidéo pour vous. J’aimerais bien vous montrer ce matériel de base, à travers cette vidéo, et seulement après vous montrer des images de l’exposition. Mais d’abord je veux vous faire écouter une bande sonore qui part d'un enregistrement radiophonique. J'ai fait des dizaines de cassettes de son et toutes ces cassettes de son ont fini par former des couches et des couches, ce que vous allez entendre. Il y a une année de couches.

H Ce sont des émissions de radio?

J Pendant un ans j'ai écouté la radio… toujours entre deux ondes. Je me rapproche d'un moment où on entend la musique classique ou quelque choses comme ça et puis je repars. C'est comme une promenade dans une bande sonore. Et puis j'additionnais les couches, parce que parfois je me trompais avec la machine. J'oubliais que j'avais déjà enregistré et je réenregistrais et ça me donnait beaucoup de couches de son.

H For one year she has listened to the radio and she has always listened between two wavelengths, trying to get closer to one wavelength. And she recorded lots of these attempts one upon the other. Il y a plusieurs tentatives qui sont enregistrées l'une sur l'autre?

J Oui, c'est comme les autoroutes, ça se renforce… les sons se croisent…

H It’s like the cross-over of the sound of highways…

J Bon… Maintenant… On va repartir ici, avec le plan. La curatrice avait l'idée de nous mettre tous les deux dans la même espace et c'était absolument impossible. Pour moi et pour l’autre artiste. L'idée était trop bonne.

H Both of the artists thought it was impossible to exhibit together in the same space. The idea was too good.

(Laughs.)

J L'idée était trop bonne parce que la curatrice avait vu une similitude entre les deux artistes… surtout dans la façon dont tous les deux abordaient un espace.

H The idea was too good because the organiser of the show had seen similarities in the ways ways both artists tackle a space.

J Par exemple pour Gottfried comme pour moi, on travaille tout l'espace. Alors l'espace n'arrête pas aux murs. L'espace que je travaille s'arrête au champ de visibilité.

H For example we both use all of the space and for me the exhibition space doesn't end with the walls, it contains everything that's visible.

J Alors les premiers contacts étaient formidables, parce qu'on étaient tous les deux très charmant l'un pour l'autre et on disait ‘oui, mais tu peux prendre mes affaires et les bouger’… Ça donnait quelque chose de totalement impossible.

H So they were very friendly to one another and they gave eachother the permission to move around their things… It became completely impossible.

J So the curatrice of the Kunstverein dit met un big wall. But I don't like that. I like the spécificité of the architecture of the room. Ce n'était pas possible d’être d'accord avec la construction d'un nouveau mur. Alors j'ai eu l'idee de ne pas couper l'espace, mais de couper le temps.

H To exhibit one after the other?

J Yes, but let's first take a look at the plan. The architecture is very interesting. Here you have a very big Ring Galerie and in the middle… Here's the entrance… Here's the cafe… Here is the big room for the exhibition. Without any direct light coming from outside of the building, except from the light coming from the door. So I proposed that one of us would start inside and the other outside, and to switch later.

The first question was : who will begin inside and who outside?

Outside was the most difficult space I ever exhibited in. J'espère que personne ici ne devra jamais exposer dans cet espace. C'est vraiment un piège pour des jeunes artistes. C'est très connu. On donne ça souvent à des jeunes artistes…

Student/Elève : Il n'y a pas beaucoup de place?

J Si, mais… Ce que vous voyez ici, ce sont toutes des vitrines… Alors on peut mettre des choses dans les vitrines…

H Yes, there is a lot of space, but it is dominated by showcases.

J Oui, de très grandes vitrines. Ce qui est très compliqué c'est que c'est un total non espace, parce que c'est… tout ce bâtiment s'appelle das Künstlerhaus… mais il y a beaucoup de traversée. On va beaucoup au café ici. Les gens de la ville vont là. La nuit, tout le monde est saoul. Toute l'autriche est saoule. Ils chantent beaucoup et ils sont assez instables physiquement. Un peu difficile avec mon travail, qui joue sur la limite du visible. Ils risquaient de trébucher… Avec tout les pièces par terre… La farine… Un appareil de vidéo…

Finalement on a décidé que Gottfried commence à l'intérieur pour la première partie de l'exposition, et moi à l'extérieur, dans le couloir encerclant… Parce que pour Gottfried cette exposition était importante parce qu'il voulait rassembler plusieurs pièces du passé. Les déposer dans cet espace et après partir. Dans le temps il voyait plutôt un mouvement de d'abord déposer quelque chose et ensuite s’éloigner de l'espace ou de l'idée de l'exposition. Pour moi, le corridor venait d'abord, pour lui après. Il voulait quitter l'exposition par le corridor, moi je voulais y aboutir.

Avant de lancer les images je veux encore vous dire que cette exposition a eu lieu au Kunstverein de Salzburg… Pour moi c'était important, parce que pour moi l'espace d'une exposition… tout à l'heure je disais s'arrête au visible, mais il va aussi jusqu'à ce que ce qui est connu ou pas connu. Et Salzbourg était pour moi une ville très tournée vers la culture, une culture totalement officielle, la musique classique et des choses comme ça… Et c'était certain que si quelqu'un va à Salzbourg il va écouter Mozart, mais il ne va jamais voir notre exposition. Pour cette raison j’ai essayé de poser la question du spectacle… de qui parle… qui a la parole… où est le spectacle… Il y a des signes de ça dans l'exposition…

II. Tentative de description d’une exposition (en regardant une vidéo qui montre des photos éparpillées et des classeurs)

H We will start with yesterday evening and then we will go back into the past.

J Dites moi de m'arrêter s'il y a trop d'images…

X C'était quand, l'ouverture?

J Part I :16 0ctobre 1996

Part 2 : 4 novembre 1996

Finissage le 1 décembre 1996

J La grande difficulté c'est que c'est une pièce, surtout deuxième partie, avec beaucoup de mouvement et une partie électronique. Les lumières bougent et il y a une partie sonore très importante. La première partie aussi. Et donc je me retrouve avec une quantité d'images et je comprends maintenant que jamais ces images ne me satisfairont puisqu’il n’y a pas le son. Voilà pourqoi j'ai une quantitité très importante de documentation. Parfois beaucoup plus que pour une autre exposition, mais je ne m'y trouvais jamais avec ces images. Et je m'y retrouve toujours pas. Comme vous allez le voir maintenant. Je cherche encore avec la caméra, mais je ne retrouve plus l'exposition.

H Now we are going to watch slides. Joëlle says there are too many images and what is lacking is the sound. This radio-thing she talked about.

J Chaque série de dias raconte une partie…

H This is the way she remembers her exhibitions: by making slides with films of 36 exposures, going from 1 to 36, strolling about the exhibition… She proposed to use the ring room, the corridor, to show all the materials of the exhibition… the numbered chairs, the showcases… and also the poster…

J Tout le couloir est vide, toutes les vitrines sont vidées.

H She put numbers on the showcases. There was also a stereo sound moving about in the corridor… Comment ce son circulait?

J While you are walking the sound seems to move… It diminishes… Puis j'ai fait une promenade, avec un rouleau de bande ahhésive.

H She always wants to respect the architecture. And here too people have to use the corridor and the doors. She didn't block the doors.

J Sauf la porte de la femme qui devait me donner l'argent.

H She considered the inner room to be a very big sculpture, that she had to protect. That was one of her reasons.

J De temps en temps dans le ring, vous voyez, il y a des chaises, qui sont aussi numéroteés. A l'entrée du Kunstverein il y a des grandes plaques murales en marbres dans lesquels ils ont gravé toutes sortes de noms, je ne sais pas de qui, peut-être des vieux artistes… Tout ça a un caractère excessivement officiel. Alors j'ai pris toutes les chaises que j'ai trouvées, 200 ou 300 chaises, je les ai numerotées et je les ai toutes empilées à l'entrée comme si il y allait avoir un très grand spectacle, très officiel.

X Pourquoi tes documents sont des photos et pas une vidéo?

H Because, she sais, she likes to cut into reality. She also would need a camera with a viewer in colour.

J Sur la table vous voyez une pile de catalogues. C'est une partie de l'exposition. Excepté que sur la tranche il y la date, le nom et le titre… les catalogues sont abstraits. Je les ai faits aux grammes, avec une balance. Je les ai travaillé avec du poids. Par exemple j'ai mis un peu de jaune, un peu de rouge, un peu de vert. Tous les catalogues sont uniques…

H She took different amounts of coloured paper and weighed it. This way the rhythm of every catalogue is unique.

J C'est intéressant parce qu'on peut les acheter, mais personne n'achète ça.

Pour moi les couleurs sont importantes. J'ai beaucoup travaillé à chaque catalogue.

H C'était le seul objet de l'exposition?

J J'ai fait aussi des films abstraits basés sur les catalogues. J’ai filmé tout les catalogues en vidéo. Chaque page est devenu le plan d'une vidéo.

H Joëlle used to make abstract movies, before, with coloured pages, and once with a computer… And now she made a video based on all theses different copies of the catalogue. And this video is shown in the second part of the exhibition.

H That's the Gottfried piece. Joëlle made pictures of it because one could see his work from her exhibition space, so it was a part of it. Furthermore part of the corridor is covered with posters and all kinds of information for several people. So she had to take that into account to. So she made some abstract information… C'est quoi ce truc orange?

J Eh bien c'est comme une petite affichette… Ça pendait sur la vitre à travers laquelle on pouvait voir la sculpture de Gottfried.

H She never went into the room. She only photographed and watched it from the door.

J La bande adhésive prenait beaucoup la lumière. Pour moi c’était lié à la bande sonore. On avait l'impression que le son se déposait sur le plastique…

H She wanted to show you the light that was on the tape, because it seemed to coincide with the sound that, from time to time, said shhhh, as if you were following the tape with the sound… And the light seemed to indicate this…

J Je n'ai utilisé que deux vitrines… In the third one il n'y a qu'une boule de papier… Chiffonné… The paper itself montrait une photo d'un type d'extrème droite qui avait gagné des elections le même jour. Cette boule de papier trainait là comme si je l'avait oubliée. Il y avait aussi une punaise… Son visage était très abimé…

Ici vous voyez tout le matériel que j'ai utilisé dans la deuxième partie de l'exposition… En général, tous les matériaux, les moules que j'utilise, je les mets sur des listes avec mon ordinateur

Maintenant vous voyez une photo qui a été très importante pour la forme de la deuxième partie de l’exposition. Elle a transformé tout le projet… Si vous voulez, l'architecture de cet espace est telle que quand toutes les lumières sont éteintes… c'est un très grande salle… on ne voit pas ça sur la photo… que quand toutes les lumières sont éteintes… la lumière arrive comme dans une camera obscura… La lumière arrive par la porte et vient se déposer sur le mur et on voit… c'est incroyable ce qu'on voit… on voit les vitres des voitures, les phares du traffic… les lumières de la police… ils ont beaucoup de police là-bas… Il y a beaucoup de mouvement, il y a comme un très grand film qui apparaît sur le mur. C'était très très beau… ces lumières des polices… Les lumières des camions des poubelles aussi. C'est complètement fou, ça influence tout l'espace. Mais ce qui est très étrange, c'est que personne n'avait remarqué ça… La directrice du Kunstverein et les artistes qui sont venus au vernissages disaient qu'ils n'avaient jamais vu ces images…

Mon premier projet pour la deuxième partie était de transformer toute cette salle en salle de cinéma et de montrer un film abstrait que j’ai réalisé en 16 mm… De mettre toutes les chaises numérotées dans la salle et effectivement pendant la première partie de l'exposition surtout les journalistes voulaient toujours savoir ce qu'il y aurait à voir après…

En effet, sur la bande sonore on entendait aussi quelqu’un qui disait ‘Ein, zwei, drei.’

H There was also a microphone and from time to time you could here someone testing the microphone.

J J'aime bien qu'on soit curieux, mais le problème avec les journalistes c'est qu'ils ne sont jamais curieux du présent…

Donc, pour la deuxième partie… j'ai décidé de montrer mon film, mais en petit, le film n'est projeté en grand que le dernier soir de l'exposition, après que l'exposition est finie… pour un soir… Ici vous voyez de nouveau mes tentatives de mise en page pour ce catalogue stupide…

H She couldn't do anything with a square, so she decided to use it as a kind of cupboard to put all the stuff in…

J Oui, comme une bibliothèque.

H Here you can see all the elements, cover of the catalogue, black numbers, white numbers… the invitation card… the poster. The poster also had to be square.

J C'est la coutume la-bas, il faut tout faire dans un carré… Ici j'ai mis trois mots pour mon exposition et trois pour celle de Gottfried:. Pour Gottfried c’étaient l'exposition, la sculpture et la zone d'images. Et pour moi j'ai mis: la matériel de l'exposition, l'architecture et la zone de son.

Au début l’affiche a été refusée d'ailleurs. Ils trouvaient qu’elle était trop blanche. J’avais pris le lettrage absolument neécessaire pour la lire, alors le poster était tout grand et blanc et… Pas la bonne couleur, pas la bonne dimension, c'est comme si tout ratait, mais c'était très beau… puis… c'était la seule pièce commune… Gottfried l’a mise à l'intérieur de l'exposition et moi je l'ai mis à l'exterieur.

H He also used chair n° 2 to show there was some dialogue… For the second part of the exhibition Gottfried wrote down a dream on all the showcases…

J Ici vous voyez les mots ‘Mehr Licht… nicht mehr…’ J’ai toujours adoré l’histoire que Goethe serait mort en disant les mots ‘Mehr Licht’. Depuis longtemps je voulais qu'une de mes pièces ai ce titre… Et quand je proposais d’utiliser ce titre pour cette exposition, Gottfried me racontait que l’on dit aussi que Goethe serait mort en disant ‘Nicht mehr’. Alors nous avons combiné les deux phrases. Est-ce que tu pourrait traduire ça, Hans?

Oui il y a des fautes d’orthographe partout… parce qu'on a fait ça trop tard la nuit… Vous voyez ce rêve écrit ?

H This is his written dream…

J Ce qu'on ne voit pas bien c'est qu'il y a une double couche… Quand moi j’avais noté les chiffres sur les vitrines, on voyait que tous les spots créaient des ombres au fond des vitrines. Nous n’avons pas touchés au spots. Et avec le texte de Gottfried on voyait évidemment se produire le même phénomène: les mots étaient dédoublés ce qui faisait qu'il y avait comme un écho.

H Because there isn't any light coming in through a window in the inner room or in the corridor, there is a very complex system of illuminating it… there are neons, squares of neons, spotlights, and Joelle designed a machine with an engineer to make go all these lights on and off, as if someone was coming in and trying to switch on the light but making mistakes all the time… So one spot is on, two neons go out, a square starts to blink… All this goes on all the second part of the exhibition.

J J'ai conçu la salle dans ce sens là, dans la longueur… tout comme une salle où il y a un concert et on a mis une table de mixage. J’ai mis les deux caméras et les deux télévisions qui reprojette le film abstrait du catalogue. Les deux moniteurs sont reglés avec des couleurs différentes…

H Two television screens with different coulour testing were put down halfway the room as if they were the mixing table at a concert…

J Au fond vous voyez le film abstrait… Parfois je mets ma main devant la caméra, alors il n'y a plus de film… Enfin si, le film continu, mais c'est comme s'il s'éteignait… Parfois vous avez des lumières qui s'allument… alors il y a plein de mouvements comme ça qui se passe dans l'espace… On ne comprend pas bien ce que c'est… Je vous explique pour comprendre… Sinon on ne comprend pas bien…

H In the back you can see the abstract movie… I thought you told us that it was projected on small screens… N’avais-tu pas dit qu'il était projeté en petit?

J Oui, j'appelle ça petit par rapport à la grandeur de la salle… Vous voyez ça très mal…

H It’s just a small part of the big room, the slide gives us a wrong impression… From time to time she puts her hand in front of the projector or in front of the camera… so sometimes you have the impression the movie stops and at the same time all these lights go on and out all the time… in a different rhythm…

Et dans le film sur les moniteurs on voit alors les pages colorées qui passent aussi dans un ritme différent?

J Oui.

H In fact you have a kind of repitition of this strange unpredictable rhythm with the coloured pages that could be seen on the television screens, which were considered to be a ‘table de mixage’.

J Il ne faut pas oublier que tout le bruit de la Ringgalerie, c'est à dire les enregistrements superposés de la de la première partie, arrivait maintenant dans la grande salle par la video…

H All the sound that was in the corridor during the first part of the show now came into the big room through the videos… At the same time there were also two big loudspeakers. What did they produce?

J Dans les deux baffles, parfois, on entend quelqu'un qui traverse toute la salle en courant… qui sort dans la ring… qui court, qui court et qui revient… C'est tout à fait bête si je vous explique ça, mais quand on est dans l'espace, c'est très bizarre, on a l'impression que quelqu'un… On ne sait pas ce qui se passe, les lumières s'éteignent, quelqu'un court… le film s'éteint, le film se rallume… C'était aussi impossible, la personne qui courait, parce qu'il y avait partout des dessins par terre… des morceaux de papier…

H There were also drawings on floor so it was unimaginable that somebody might be running fast through the museum, because he or she might thred on the drawings…

J Les néons s'allumaient doucement et faisait aussi des dessins.

H The neons also made a kind of drawings, slowly moving drawings of shadow and light… Joëlle tried to reconstruct this movement with images that didn't move, she says, but I don't understand anything of it…

J Oui, on ne comprend plus parce que la caméra avait du mal à règler cette image… D’abord il y avait un micro ici et un dessin par terre… Le micro était branché, si vous marchiez ça résonnait dans tout l'espace… J'ai oublié de vous raconter une chose très importante… dans la bande sonore il y a l'effet l'arsen… vous connaissez connais l'effet l'arsen? Ça se produit lorqu’on enregistre le son trop près du baffle et alors, au début ça siffle, mais après ça fait trembler les fenêtres.

H The windows of the showcases?

J Oui, les vitres avec le rêve de Gottfried… Parfois vous avez ce bruit qui monte et puis ça prend des proportions… On a très peur… Et puis ça disparaît… Ici vous voyez un document qui m'intéresse beaucoup… C'est en rapport avec les événements en Belgique… L'affaire Dutroux. C'est le ministre de la justice qui parle devant toutes les caméras et dans pleins de micros… Je voulais le publier dans un cahier ou le donner aux gens.


Fontaine d’Amour, janvier 1997



Ce texte a été publié pour la première fois dans le livre Small Stuff, 1999.

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